Des « groupes sans statuts » : les collectifs face aux défis d’une organisation informelle
- Massimo Goyet
- 26 nov. 2025
- 5 min de lecture
Pour les collectifs de salarié·es engagé·es pour la transformation de l’entreprise la question du statut de leur collectif est clé. Leur engagement, majoritairement bénévole, se distingue de celui syndical. Au sein de leur entreprise, ces collectifs mettent en place des stratégies variées pour allier influence et indépendance. Un équilibre parfois dur à trouver.

Ni syndicats, ni CSE, ni RSE. Depuis plusieurs années, les collectifs de salarié·es empruntent des chemins singuliers. Dans leurs organisations, la majorité des collectifs sont informels. Ils résultent souvent de l’engagement bénévole de certain·es salarié·es s’étant regroupé·es pour transformer leur entreprise de l’intérieur. D’autres collectifs peuvent aussi être créés à l’initiative de la direction de leur entreprise.
Au sein du réseau Les Collectifs, et d’après les données de leur étude menée sur 83 de leur 130 collectifs, 67 % des collectifs se reconnaissent ainsi comme un « groupe sans statut particulier ». Les salarié·es engagé·es dans ces collectifs agissent pour leur organisation, mais ils n’ont pas nécessairement de mandat pour. Pas plus qu’ils n’ont de reconnaissance allant naturellement de pair avec leur engagement ou même de protections similaires à des membres du CSE.
Et pour autant, ces groupes de salarié·es sont de plus en plus nombreux, en France et à l’étranger. Au niveau national, la moitié des entreprises du CAC 40 en possèdent et on en trouve également dans des PME et TPE.
« On ne dispose que de la place qu’on nous laisse »



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